U Ba Khin

u-ba-khin-2U Ba khin , est né à Rangoon en 1899, au cours de la domination coloniale britannique. En mars 1917, il passe brillamment l’examen final du secondaire, et obtient une bourse d’études. Mais sous la pression familiale, il doit interrompre ses études afin de gagner de l’argent pour participer aux revenus familiaux. Il travaille d’abord dans un journal birman, The sun, mais après un certain temps, il devient commis dans le bureau du comptable général de la Birmanie. En 1926, il passe des examens comptables organisés par le gouvernement provincial de l’Inde. En 1937, quand la Birmanie se sépare de l’Inde, il est nommé premier superintendant du bureau spécial.

Saya Thet Gyi
Saya Thet Gyi

Cette même année, en janvier 1937, U Ba Khin rencontre un étudiant Saya Thet Gyi.
Saya Thet Gyi est un riche fermier et disciple du maître renommé Ledi Sayadaw, qui lui enseigna un type particulier de méditation (anapanasati).U Ba Khin est si impressionné par cette technique, qu’il décide d’entreprendre un cycle complet d’études de la méditation (méditation vipassana) dans le centre établi par Saya Thet Gyi .  Il retourna ensuite de nombreuses fois dans ce centre.

Webu Sayadaw
Webu Sayadaw

En 1941, il fait une rencontre qui changera sa vie. Au cours d’un de ses voyages pour le gouvernement birman, il fait la rencontre de Webu Sayadaw. Ce moine expérimenté et de grande renommé sera impressionné par la compétence de U Ba Khin pour la méditation, et l’invitera à enseigner. Ce moine fut la première personne à exhorter U Ba Khin pour qu’il commence à enseigner.

Le 4 janvier 1948, le jour où la Birmanie obtint son indépendance, U Ba Khin est nommé premier comptable général de l’union de la Birmanie.

En 1950 il fonde le Vipassana Association of the Accountant General’s Office, association où des laïcs, pour la plupart employés de ce bureau comptable, peuvent apprendre la méditation vipassana.

En 1952, il ouvre à Rangoun le centre international de méditation (I.M.C). Dans ce centre, de nombreux birmans et étudiants étrangers reçoivent les instructions de U Ba Khin. Il fut également très actif pour l’organisation du sixième concile bouddhiste, appelé Chaṭṭha Saṅgāyana, qui s est tenu à Rangoon en 1954-1956.

U Ba Khin mit fin à sa carrière pour le gouvernement en 1967. Et jusqu’à sa mort prématurée en 1971, il enseigna la méditation Vipassana

Après sa mort, fidèles à sa tradition, certains de ses étudiants établirent des centres de méditation dans de nombreux pays. Un de ces étudiants célèbres fut S.N Goenka

EXTRAIT DE SES ENSEIGNEMENTS

Jack Kornfield - dharma vivantExtrait du livre « Dharma Vivant » de Jack Kornfield – Éditions Vivez Soleil  -p 273

 

 

« Le bouddhisme n’est pas une religion au sens du dictionnaire, car, contrairement aux autres religions, il ne se donne pas de Dieu. C’est un système philosophique associé à un code moral physique et mental. L’objectif poursuivi est l’anéantissement de la souffrance et de la mort.

Les quatre nobles vérités enseignées par le bouddha dans son premier discours mettent en mouvement la roue du dhamma qui constitue la base de ce système philosophique. Les trois premières des quatre nobles vérités exposent la philosophie du bouddha et la quatrième (la noble octuple voie, code de morale et de philosophie) représente le moyen qui permet d’atteindre la fin. Le premier sermon a été délivré devant les cinq ascètes, premier compagnon du bouddha, dirigés par Kondanna, le premier des disciples du bouddha à connaître l’éveil.

Les quatre nobles vérités sont :

1-la vérité de la souffrance.

2-la vérités de l’origine de la souffrance.

3-la vérité de l’extinction de la souffrance

4-la vérités de la voie menant à l’extinction de la souffrance.

Pour parvenir à comprendre pleinement les concepts fondamentaux de la philosophie du bouddha, il faut d’abord réaliser la vérité de la souffrance.

(…)

Quand je dis : « la vie est souffrance » « , comme nous l’a enseigné bouddha, ayez l’amabilité de ne pas partir en courant en vous disant que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue, et que le concept de souffrance selon bouddha et terrifiant s’il ne laisse aucune chance de vivre heureux. Qu’est-ce que le bonheur ? Malgré toutes les conquêtes de la science dans le domaine matériel, les peuples du monde sont-ils heureux ? Ils peuvent, de temps en temps, connaître des plaisirs des sens, mais, au fond d’eux-mêmes, ils ne sont satisfaits ni du passé, ni du présent, ni de l’avenir. Pourquoi ? Parce que l’homme, qui maîtrisent la matière, ne maîtrise toujours pas son esprit. »

 

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